J'ai fait un bout de chemin avec l'anorexie...une fois cette idée bien encrée dans la tête, on se croit plus fort que tout, plus fort que les autres qui "craquent", plus fort que nous même, plus fort que ceux qui nous disent de manger, et plus fort enfin que la MORT..alors que tout cela est faux! On croit voir des ennemis dans ceux qui ne veulent que notre bien...on les repousse, et pourtant..qui pense à eux?! qui les soutien? On prend du plaisir à se peser et voir chaque grammes perdus...mais au fond..quel bonheur y a t-il à voir qu'on est en train de se tuer? une mort lente dont on est l'auteur! quel bonheur de voir le visage de nos proches anéantis? je ne juge personne! je susi passée par là, et je n'ai pas fait mieux que quiqonque! Cette maladie est viscieuse, mais on peut éviter de tomber dedans, on peut déjouer son piège...pour cela il faut faire confiance à ses amis, à sa famille, accepter de faire des efforts jour après jour, faire des démarches (psy, livres, hospitalisation si nécessaire, PARLER,...)
J'ai fait mon affaire de mon côté pendant un bon moment avant qu'on s'apperçoive qu'il y avait quelque chose..biensur, mes parents avaient remarqué que je mangeais moins,que je critiquais tout, mais pour eux c'était une période de l'adolescence à passer...
je faisais beaucoup de sport mais par contre, je ne me suis jamais faite vomir (et je dois dire que je suis contente de ne pas être passée par là)
Arrive un jour où, ma mère decide de me faire suivre pas mon pédiatre (j'avais 11ans), diagnostic sans attente: JE DOIS MANGER sinon direction HOPITAL! J'ai fait des efforts, mais trop peu conséquents pour y voir une amélioration, résultat, je perdais toujours, mon pédiatre me faisait comprendre ce que je risquais..je le savais moi même, mais que dire quand on ne se sent pas malade? que dire quand on est bien? Le problème dans tout ça, était que je ne sortais plus, je ne voyais plus mes amis (si j'allais en ville, il aurait pu me proposer de mager qqch, si j'allais chez eux: gouter,) j'avais peur de tout!
Par la force des choses, je me suis bien rendu compte que je ne vivais plus, je pleurais sans cesse, j'avais peur tout le tps, je me disputais avec tt le monde avec cette impression qui persiste que personne ne me comprend, un soir j'ai donc parlé à ma soeur, et c'est ce même soir que j'ai pris la grande décision de me faire soigner, et d'y mettre la volonté necessaire...le lendemain, je fus donc amener à l'hopital...